Parution Avril 2013


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Laurent Girerd
Dans l’embrasure
des vasistas


Poèmes
2013. 104 p. 14/19.
ISBN 978.2.86853.580.1

13,00 €

Le livre

Voici «Comment / déréglé par ces bandes d’églises qui cornent entre les heures / agressé par la dévisseuse des voleurs de pneus / par le gyrophare du shérif / comment retrouver son jardin d’intériorité ?»
C’est un album intime que ce livre. Les souvenirs d’une adolescence dans une ville portuaire du Midi y côtoient les photos de voyage au soleil de l’Italie, de la Grèce ou du Grand Erg, dans une sèche recherche de sens et une éloquence attachée au réel, au vivant, au concret. Et parfois une discrète touche élégiaque donne à ces cartes postales les couleurs de «microdyssées» hors du temps.


L’auteur

Laurent Girerd est né à Toulon en 1972. Auteur de courtes proses et de poèmes parus en revues (Arpa, le Nouveau Recueil, la N.R.F.), il a publié L’Attache aveugle (Cheyne, 1998), Impotentia (La Chasse au Snark, 2002), La traversée (Le temps qu’il fait, 2007) et Brève apologie de l’éloignement conjugal (Le temps qu’il fait, 2010).




Extrait

À celle qui donne l’éveil


S’écartant
de la sente étroite
le garçon rampe dans le sous-bois d’arbousiers
gardés nains par les vents du large

Parvenu dans l’alcôve à couvert
où d’ordinaire
il suçote les pignons
en cherchant les îles Stoechades dans la brume
il baisse son maillot de bain
aux chevilles

Au rythme des vagues languissantes
s’offrant à la caresse de la brise baladeuse
avec deux doigts
comme s’il secouait une ligne
il prend la mesure du poulain qu’il devient

Sur l’écran de ses paupières orange
il la revoit la princesse crétoise
la déesse aux serpents qui lève ses bras
en bois de citronnier le long desquels
ruissellent la mousse et le sel
qui se rince et fait durer
il la revoit
sa cuisse parfaite
sa cambrure savonnée
la pointe fauve de sa mandarine
dressée dans le soleil comme par jour de froid dur

Il s’échauffe tant
à cette vision que les feuilles adossées
à la soufrière en frémissent


Cap Garonne

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Autres titres du même auteur :

• La traversée
Brève apologie de l’éloignement conjugal
Le Millier d’arbres sous le regard