Photo © Jean Dieuzaide
            Parution Septembre 2026


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Jean Giono
Il n’y avait plus
qu’à marcher


Postface de Philippe Fréchet

2026. 96 p. 14/20,5.
ISBN 978.2.86853.739.3

16,00 €

Le livre

Cet inédit de 1960 est une chronique enchantée de la création du monde, où Giono met en scène les Dieux devenant des hommes et découvrant dans la plus grande liberté les apparences, la roue, le travail de la terre, l’écobuage. C’est une genèse magnifique où se côtoient l’humour débridé et la gravité, la folie et la sagesse. Il a été écrit pour honorer la commande d’une grande compagnie de pneumatiques qui ne l’a pas retenu, le trouvant peut-être trop poétique ou trop peu publicitaire. Et, en effet, on peut lui trouver certains accents du très beau poème que Giono avait écrit lors de son incarcération à Saint-Vincent-les-Forts de septembre 1944 à janvier 1945 : La Chute des anges.
Nous le devons à la générosité du typographe Jean Garcia qui nous l’avait confié pour publication en 1989. Nous reprenons ici, pour l’essentiel, la mise en pages qu’il avait réalisée pour notre première édition qui s’est épuisée en quelques semaines…


L’auteur

Jean Giono (1895-1970). Considéré comme l’un des très grands écrivains du 20e siècle, il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, romans pour la plupart, où la nature tient le premier rôle. Dépassant largement le cadre de la Provence qu’il ne quitta guère, et de l’époque à laquelle il vécut, son oeuvre vise, et atteint, une dimension universelle, qu’elle s’occupe des passions humaines, des «vraies richesses» de la terre, de la guerre ou de la paix. Son message, écologiste avant l’heure, son «refus d’obéissance» et ses extraordinaires ressources de conteur font de lui un auteur toujours neuf.


Extrait de la postface


[...]

Le premier de ces deux textes a été (heureusement) publié en 1989 (donc 19 ans après la mort de son auteur et 29 ans après sa rédaction) par Le temps qu’il fait (Georges Monti, éditeur-imprimeur à Cognac), d’après une maquette de Jean Garcia. Tiré à 1 500 exemplaires ordinaires (plus 60 «de tête») à l’époque, cet ouvrage (imprimé au format 16,5 x 24 cm — que l’éditeur juge a posteriori quelque peu «solennel») était composé par l’éditeur-imprimeur, «en Bem de corps vingt-six» sur offset ivoire pour les exemplaires «courants» et sur vélin d’Arches pour le tirage de tête. Ce tirage s’est épuisé en quelques mois et une réédition était, nous a-t-il semblé, absolument indispensable.

Ce Jean Garcia qui a signé la maquette fut, au début des années 1950, l’un des créateurs et animateurs — avec Robert Ranc (alors directeur de l’École Estienne) et Maximilien Vox (pseudonyme de Samuel W. Monod, frère de Théodore Monod et oncle du réalisateur Jean-Luc Godard, entre autres) — des «Rencontres Internationales de Lure» qui se tinrent à partir de 1952 dans le village de Lurs, dans le département des Basses-Alpes (devenu, depuis, des Alpes de Haute-Provence). Ces rencontres réunissent encore chaque année, à la fin du mois d’août, typographes, éditeurs, graphistes, calligraphes, écrivains, artistes... de tous pays ; et la dernière session (la 73e !) s’est tenue du 18 au 22 août 2025, sur le thème «À quoi on joue ?».

Jean Garcia, en bon typographe, avait pris le parti de considérer ce texte comme un long poème — alors que, malgré sa dimension manifestement poétique, Giono l’avait considéré, lui, comme une prose, voire un simple article journalistique. Quant au second texte, il a bien été publié, mais seulement à fins publicitaires et commémoratives, par l’entreprise Kléber-Colombes — l’achevé n’indique malheureusement pas le nombre d’exemplaires imprimés, mais on sait que cette plaquette n’était pas vendue en librairie à l’époque. Aujourd’hui, certains exemplaires en circulent chez les libraires d’ancien. L’Association des Amis de Jean Giono en publie l’intégralité dans le n° 18 de sa Revue Giono (juin 2026). Dès avant que la consultation de la correspondance de Giono des années 1959 et 1960 m’ait permis de confirmer cette idée, j’émettais l’hypothèse (d’après des informations orales de Sylvie Durbet-Giono) que le premier texte (qui, s’il évoque, au passage, les dieux inventant la roue, ne parle jamais du moindre pneu) avait été refusé par le commanditaire et que l’écrivain avait alors proposé un second texte beaucoup plus conforme aux attentes du client.

Quant au second texte, il a bien été publié, mais seulement à fins publicitaires et commémoratives, par l’entreprise Kléber-Colombes — l’achevé n’indique malheureusement pas le nombre d’exemplaires imprimés, mais on sait que cette plaquette n’était pas vendue en librairie à l’époque. Aujourd’hui, certains exemplaires en circulent chez les libraires d’ancien. L’Association des Amis de Jean Giono en publie l’intégralité dans le n° 18 de sa Revue Giono (juin 2026).

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