Reparution Octobre 2012


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Denis Brihat
Éclats d’infini


Photographies
Préfaces de Pierre-Jean Amar et Georges Monti
2012. 64 p. 22,5/26.
ISBN 978.2.86853.586.3

26,00 €

Le livre

Procédant par agrandissement des détails, Denis Brihat tranche littéralement dans un citron, un kiwi et offre ainsi à nos regards de myopes une perception enfin accessible aux «merveilles de la création». Nous montrant la structure interne d’un oignon ou d’une truffe, ce n’est pas seulement à l’essence de l’oignon ou de la truffe qu’il ouvre nos sens, c’est un peu de clarté qu’il propose à la sombre perplexité de notre pensée sur la nature. Ce faisant, le photographe agit en poète.


L’auteur

Né à Paris en 1928, Denis Brihat a d’abord pratiqué la photographie de reportage et d’illustration. En 1957, son travail réalisé en Inde (1956-57) lui vaut le prix Niépce. En 1958, il s’installe définitivement en Provence et décide de se consacrer à la photographie qu’il souhaite faire depuis toujours : traduire la beauté et la richesse de la nature.
Depuis, il a participé à de très nombreuses expositions collectives et a eu plus de cent cinquante expositions personnelles. En 1987, il reçoit le Grand Prix de la Ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre. Dès les années 1968, il s’intéresse à l’enseignement de la photographie. Il forme durant de longues années de futurs professionnels dans son atelier de Bonnieux, mais aussi dans divers stages en France et à l’étranger. Il crée également le cours de photographie à la School of the Arts à Lacoste (Vaucluse). Il a édité lui-même (en photographies originales) plusieurs portfolios : Un citron (1963), La petite Chouette (1965), La Danse du temps et des vents (1966), Coupes de truffes (1978), Le Nez dans l’herbe (1988) et, chez Fata Morgana, Toute fleur n’est que de la nuit (2001).
Le livre Le jardin du monde a été publié aux éditions Le temps qu’il fait (2005, épuisé).


Extrait

(…) Le principal mérite de la photographie est de capter ce qui va disparaître et c’est par cela qu’elle a acquis, au fil du temps, son prestige et sa valeur inestimable de document. Il n’est pas rare qu’une photographie puisée à ce fonds innombrable, dont on ne sait pas ou plus qui est l’auteur, témoigne cependant de la force et de la singularité d’un regard. C’est une banalité.
Mais que dire du regard de celui qui photographie des choses permanentes, éternelles (au moins jusqu’à nouvel avis) ? À celui-là, aucun événement à verser bientôt dans les oubliettes de l’histoire, aucun mort futur, aucune temporalité ne donneront acuité ou profondeur.
Le regard de Brihat est paradoxal. Sa constance ne lui enlève rien de sa fraîcheur : il semble, depuis cinquante ans, s’émerveiller comme au premier matin du monde; il est virtuosité et naïveté, savoir et ignorance, tout ensemble. Par quelle opération magique son insatiable curiosité pour l’éternellement connu produit-elle des images aussi fascinantes ? S’il photographie, pourrait-il dire en paraphrasant Winogrand, «c’est pour savoir à quoi ce quelque chose ressemblera une fois photographié». Ce que nous constatons, nous ses amateurs, c’est qu’une fois photographié par Brihat ce quelque chose a gagné, non pas seulement en beauté, mais en réalité.

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Ce livre, à tirage limité, n’est pas distribué en librairie; il est disponible uniquement chez l’éditeur (qui servira directement les particuliers et les libraires).
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