Parution Septembre 2007
 

 


 

*Né le 25 avril 1948 à Compiègne, il se consacre à une photographie d’auteur inspirée par le paysage et l’urbanisme qui le conduisent à mettre en œuvre des projets à long terme comme la réalisation de livres et d’expositions.
Il est l’auteur entre autres de :
Rivages, Texte de Pierre Devin, Centre Régional de la Photographie du Nord, 2006
Scotland, Texte de Jacques Darras, Éd. Castor & Pollux, 2004
Territoires de France, Marval, 2002

Pour consulter son site :

www.jpgilson.fr

Après des études de lettres et de cinéma, après avoir été brièvement enseignant et producteur de radio, Jacques Drillon ( né en 1954 ) est devenu journaliste, principalement au Nouvel Observateur où il exerce les fonctions de critique musical. Si la musique l’a occupé plus que tout autre chose ( comme fondateur de revues, critique, transcripteur, directeur artistique, traducteur… ), il s’est consacré également à la littérature et au langage, à la grammaire et à la ponctuation. Auteur d’une vingtaine de livres, il n’a jusqu’ici que rarement montré son intérêt pour l’image ( notamment en écrivant une première fois pour Jean-Pierre Gilson en 1995 : Le don du silence, Ouest-France ).

Jean-Pierre Gilson.
Paysages

80 photographies en noir et blanc et vernis sélectif. Texte de Jacques Drillon.
Septeembre 2007. 112 p. 21/25 à l'italiennne. — 28,00 Euros.
ISBN : 978.2.86853.484.2 — Coédition Association La Photographie à Aix en Provence

Tirage de tête : 50 ex. numérotés, sous emboîtage, accompagnés d'une photographie originale signée par l'artiste.
250,00 Euros

Ce livre sort à l'occasion de l'exposition des photographies de Jean-Pierre Gilson du 13 septembre 2007 au 31 décembre 2007 au Pavillon de Vendôme à Aix-en-Provence..

Jean-Pierre Gilson photographie toujours à l’horizontale, qui n’est pas le cadre de l’être, mais le lieu de l’existant. Godard disait : le scope n’est bon que pour filmer les serpents, pas les hommes. Gilson ne montre pas des serpents, mais des paysages, il montre ce qu’il voit, non ce que nous sommes – et nous voyons plus large que haut.
Le monde est assez grand pour lui, il a assez affaire avec les forêts, les lacs, les lochs, la brume et les prés. Il faut organiser tout cela, composer avec tout cela. Les musiciens ont compris depuis longtemps que le meilleur principe de construction était fondé sur le bi-thématisme, autrement dit la confrontation de deux sujets opposés. (...)
Lorsque l'équilibre est réalisé, simple ou complexe, la beauté advient.
Même sa place de la Concorde est déserte. Se retournant contre le mur, Schubert mourant avait dit :
« Il n’y a donc personne sur cette terre ? » Il aurait pu y avoir, il y aura peut-être. Pour Jean-Pierre Gilson, il y a eu quelqu’un. C’est beaucoup dire : des êtres, des humains, tout au plus. Des vivants, qui ont laissé des traces, plus ou moins nettes, comme si les traces pouvaient elles-mêmes se faire oublier, se faire oubliées. Des pas, un chemin, une masure perdue, une barrière, des fils électriques zigzaguant au-dessus d’un carrefour. Et voilà pour les hommes. Ils ont eu assez, ils n’auront rien d’autre. Ils sont passés, comme les cerfs de forêts, laissant leurs erres derrière eux, et disparaissant à jamais. Ponge avait pris le parti des choses, Gilson prend celui de la terre, de la lumière et du vent. Le parti du monde.