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Parution Septembre 2005
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| Denis Brihat. Le jardin du monde 56 photographies en couleurs et 28 photographies en noir et blanc. Textes de Charles-Henri Favrod, Paul Jay et Michel Tournier. Septembre 2005. 136 p. 25/33. ISBN 2.86853.447.3 45,00 Euros |
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| Tirage de tête : 100 ex. numérotés, sous emboîtage, accompagnés d'une photographie originale signée par l'artiste. 300,00 euros |
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| « Certains photographes sont de la race des chasseurs ( abondamment décrite ) ; Denis Brihat, quant à lui, appartient à la tribu pacifique des cueilleurs. En philosophe pratique, il a, jeune encore, décidé de cultiver son jardin. En poète de limage, il a célébré la beauté du monde en taillant un bon nombre de blasons à la louange des nourritures délectables dont celui-ci nous comble : fleurs et fruits, légumes, arbres et quelques spécimens moins domestiques du règne végétal qui lui a semblé résumer toutes les richesses dont la nature fait, à profusion, le bonheur des hommes. Cest quil a vu le monde de son jardin ou, lorsquil a parcouru le monde, quil fut porté par la rêverie dun jardinier serein. Sa maîtrise de lart photographique la doté dun regard par lequel lessentiel ( la lumière, en noir et blanc ) sest constamment approfondi, jusque dans lenrichissement de ses tirages par des « virages » métalliques ( or, cuivre, sélénium
) dont la cristallisation nous révèle la couleur de la lumière qui est bien plus que la couleur des choses. Par ce dépouillement, il a atteint à une sobriété qui le garde de toute mièvrerie et tient à distance lanecdote potagère. On peut parier que ses images seraient, pour beaucoup, devenues des icônes sil navait par une humilité personnelle qui est bien en rapport avec la noble simplicité des sujets qui loccupent lutté contre son statut dartiste en revendiquant celui dhomme de métier. Néanmoins, son travail est une uvre, unique, singulière, qui dit beaucoup sans le moindre discours. Ce livre qui la parcourt sans pouvoir rendre tout à fait justice à la splendeur des originaux en montre avec éclat la stricte nécessité. » Georges Monti |
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| « Photographe de la nature, il trouve dans la montagne brûlée qui l'entoure un réservoir de sujets dont la richesse lui paraît inépuisable. öur qu'une chose devienne intéressante, a écrit Flaubert, il suffit de la regarder longtemps. Regarder longtemps : c'est tout le secret de Brihat. Depuis tant d'années, ce géant un peu myope marche avec la même lenteur émerveillée au milieu de la flore provençale, et s'il courbe soudain sa carrure de bûcheron, c'est sur une ombelle d'euphorbe, une corolle de marjolaine, la guipure d'un lichen ou une avoine folle qu'un petit escargot est venu casquer. L'infime est son royaume, et il n'y a là ni renoncement, ni démission, ni repli sur soi par peur du réel... » Michel Tournier |
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| « Il y a un autre monde : il est en celui-ci. » (Paul Éluard) |
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| « Si mes sujets paraissent parfois bien humbles, ils sont tout de même un univers et, après tout, y a t-il une humilité pour la beauté ? Mon rôle est de constater cette beauté et d'en être si possible le révélateur . » (Denis Brihat). | |||||||||||||||||||||||||