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Parution Octobre 2004
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Arnaldo Calveyra
Livre des papillons Poèmes. Traduction de l'espagnol (Argentine) et postface d'Anne Picard Octobre 2004. 160 p., 14/19 cm. 16,00 Euros. ISBN 2.86853.396.5 |
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Composée en 1962, cette suite de poèmes a été publiée en Argentine en 2001. La disparition maternelle, en suspens ou pressentie dans Lettres pour que la joie, devient ici réalité. Souvent concentrée sur des choses simples, des choses dici, la poésie dArnaldo Calveyra a la palette douce des toiles de Giorgio Morandi. Comme le peintre, le poète fraye un passage singulier à la lumière et nous fait entrevoir la lueur des choses sur fond de nuit. Une conscience très aiguë de la finitude et de la mort affleure, avec, au final, quelque chose de prodigieusement calme. Un voile semble déposé sur les lieux et les êtres, et lon songe au mot pudeur. (A.P.)
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| No me dejes sin mi silencio, te pedí, no te lo lleves todo, que no me quede con el tuyo todo, solo. Que cuando no me acabe de haber ido me posea mi silencio mudo. Porque puedas oírme cuando no me acabe de haber ido. Ne me laisse pas sans mon silence, tai-je demandé, ne lemporte pas en entier je ne veux pas rester avec tout le tien, tout seul. Tant que je nen finirai pas dêtre parti que me possède mon silence muet. Pour que tu puisses mentendre tant que je nen finirai pas dêtre parti. |
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| He dado en esta piedra y el agua anda cerca. Camino con los últimos colores de la mano. Vecina y vecino. Agua cercana de fuego, azul fuego grande, piedra que viene rodando despacio, despacito, mientras caen los brazos y cae la cabeza y ruedan hacia tí ( ¿ hacia mí dormido ? ) estas palabras en lo solo. Jai heurté cette pierre et leau est tout près. Je marche les dernières couleurs à la main. Voisin voisine. Eau près du feu. Grand feu azur, pierre qui roule doucement, tout doucement tandis que tombent les bras, tombe la tête et que roulent vers toi ( vers moi qui dors ? ) ces mots au-dedans du seul. |
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