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Parution Octobre 2007
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| Pascal Commère Graminées Poèmes 64 p. 14/19. 2007. ISBN 978.2.86853.488.0 12,00 Euros |
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Ces poèmes simposèrent à moi plus que je ne les choisis, obéissant à un émerveillement intérieur qui mêlait et lair et la terre, dont je ne pris conscience que plus tard. Rien de prémédité, donc, rien de décidé. Cest comme si la voix des herbes sétait à mon insu substituée à la mienne, ou plutôt comme si le monde se muait en une vaste prairie, au cur de laquelle sinstaurait, répondant à un mouvement infime mais permanent, une conversation qui, prenant les herbes comme sujet, cherchait à même la terre, en leur être propre, la réponse à une question dont les termes méchappaient. Cela restera pour moi une énigme. Quont signifié ces herbes au cur de mon attente, quavaient-elles à me dire ? Tantôt droites tantôt ployées, elles se tenaient là, messagères dun temps pris sur le temps, lequel pouvait bien sarrêter. Cest alors que je me retrouvai seul avec elles, un peu herbe moi-même.
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| Agreste il faudrait dire la splendeur, mais quest-ce que la splendeur ici au bord du chemin et le mot nest-il pas mal adapté au monde, à la vérité humble dun poème ? Comme une joie désolée roulant hors du temps sous lépaisseur de ferrailles : graminées qui versent quel signe pauvre, non pas lor des blés plutôt la petite monnaie que personne ne ramasse sur la mousse, ô ferveur dune herbe en sa présence parmi les herbes
Avoine si douce et longue à la fois...
À peine un mot dans le silence ou serait-ce
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