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Parution Octobre 2007
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| Pascal Commère Les commis Proses 64 p. 14/19. 2007. ISBN 978.2.86853.489.7 12,00 Euros L'édition originale de cet ouvrage a paru en 1982 aux éditions Folle Avoine |
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La mort leur a légué du trèfle, des luzernes, lusage à léglise dun banc où ils ne sassoient pas. Le sourcil bas lil noir comme une grange, un droit sur les filles des commis qui sont joueuses et le cachent bien. Leurs mères létaient aussi sont en noir, se disputent quand le soleil descend au fond des cours la confiance brutale des maquignons.
Les enfants se glissent facilement derrière leurs yeux, ils les ouvrent alors pour réchauffer les chambres. Les commis sont près des mares cassent la glace avec des pics, tout à lheure ils suivront les bêtes qui flairent leau avant de boire. Les femmes auront entre-temps retourné les poches des pâtures, le soleil parfois y descend sa monnaie na plus cours. Très tôt dordinaire les hommes rentrent avec la neige la tête dans les collines. |
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| «Ils dorment à plusieurs dans des chambres éteintes. Renversés, sans frissons comme des armes noires. Ils nont sur eux ni lumière ni argent. Cest pour cela quils dorment et sont inapprochables par ceux qui ont choisi de vivre en pleine lune loin des basses maisons accolées au bétail. Si bas le toit les a défigurés. Le ciel est un vieillard dont la charge revient chaque semaine aux femmes. À luvre comme des maladies elles vivent par derrière, ont des mains partout dans les cuisines. Les fenêtres sont fermées, tricotent les nuages. Elles tendent les bras vers le soleil où est mis à sécher le linge domestique, cependant quassis dans leur ombre autour des yeux se plissent les vieux étalonniers dépouillés de leur blouse. La nuit tombée les bêtes viennent boire dans les fenêtres, dérangent si peu les hommes. Ils dorment plus bas sur des rêves de poussière, sont des bornes que le soir décale. Le front des femmes dans lombre est un cadastre diffcile. Ils ont bonne conscience pourtant, leur barbe pousse. Leur chambre séteint la première, les autres suivent. Sous la lune les bêtes ont des collines sur le dos. » |
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