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Parution Octobre 2005
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| Michel Castermans & Joël Vernet La montagne dans le dos Impressions du Pays dogon. Photographies et texte. Préface de Bernard Plossu. 96 p. 15,5/21. 2005. ISBN 2.86853.438.4 22,00 Euros |
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| Tirage de tête : 30 ex. numérotés, accompagnés d'une photographie signée par l'auteur. 90,00 euros |
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« Ça faisait longtemps que javais été frappé par la similitude des coiffes de danse des indiens Hopis de lArizona avec celles des Dogons du Mali
Dailleurs jétais reparti vivre dans lOuest américain, celui des Indiens, dans les années 70, pour continuer mes voyages africains au Sahel, comprendre les similitudes entre Apaches et Touaregs, Navajos et Bororos, par exemple : séparés par des kilomètres docéan et de terres, on retrouve chez « les gens du désert » souvent des tas de points communs, nécessairement ! tant culturels, musique, danse, pensée mystique, que pratiques, mêmes plantes, même climat, etc Michel Castermans part avec juste un Minolta Hi matic pas neuf du tout, de 1966 ! Il va marcher au Mali, justement, là où était allé Joël Vernet. Et il y marche, avec des amis, guidé dans la région de Bandiagara, chez les Dogons. Dans leur pays. Avec son vieil appareil, et quelques films noir et blanc, rien de « professionnel », ou de « spectaculaire », pas de photos inouïes super-cartes postales du désert comme on en voit dans tant de livres trop beaux ! Il passe par des villages, Élé, Sania Dogon, Kani Bonzon, Teli, Ende, Beni matou Des gosses partout, qui jouent avec tout ce quils trouvent ; des habitants, des portes en bois devant les maisons en pisé, le même pisé que chez les Indiens Pueblos de lOuest américain ! Il prend des photos en passant, comme ça Pas de téléobjectif, il regarde sans piquer. Il voit des images, des moments, de la poussière, des cris » ( ) Bernard Plossu |
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| « Écrivant, aujourdhui, cest une manière de rendre hommage à cette femme, de lui rendre visite dans son ultime demeure en pente avec cette toute petite fille qui bouleverse chacun de mes jours comme savent si bien le faire tous les enfants du monde, ceux qui grimpent aux flancs des montagnes, ceux qui plongent dans les eaux stagnantes au mépris même de leur toute petite vie, ceux qui sont là tout simplement où que vous alliez à travers le monde. Je les vois se débattre avec leurs tout petits bras, leurs si frêles forces, leur grêle vie qui est toute folie et espérance. Quel est labîme que leur réserve lavenir ? Passion des enfants. Des oiseaux. Des oiseaux et des enfants. De la lumière. Du vent. Des visages rencontrés le long des routes, dans des échoppes misérables, à la lumière des lampes- tempête qui éclairaient mon ignorance. Jai toujours voyagé, espérant abandonner derrière moi un peu de ma bêtise, mais je suis toujours revenu avec elle dans mes bagages. Car au fond, cest elle qui attise mes faims, mes appétits, qui déclenche les plus beaux mouvements, qui appelle la route. On part, on ne sait jamais pourquoi. On voudrait trouver la maison nomade, un lieu où vivre puisse être beau comme un feu quand on saccorde une halte dans un désert. » |
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| « L'issue, s'il en existait une, était dans cet écart intuitivement pressenti, dans ce rapport brutal, un peu sauvage au monde. Dans cette façon que les hommes ont d'enterrer, ici, leurs morts. De voir les dépouilles flotter dans l'univers, rejoindre la solitude de grottes minuscules perchées quelque part, là-haut, dans les falaises, juste au-dessus du monde. Les morts, on les honore longtemps dans les rires et l'alcool. Ils vous rendent visite d'ailleurs de temps à autre. On voit leur beaux visages se refléter parfois au fond des calebasses tandis que la bière de mil coule à flot, que les corps roulent peu à peu dans la nuit, dans un silence rauque qui en dit long des tribulations de la fête. Le sexe, en Afrique, est toujours tenu en alerte derrière les rideaux froissés et salis par le temps. Par pudeur. Pourtant combien il est omniprésent dans chaque pas de danse, dans chaque battement de tambour. L'écart : un gué ou un abîme ? » |
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