|
Parution Novembre 2007
|
||||||||||||||||||||
![]() |
|
|||||||||||||||||||
| Jean-Marie Laclavetine Richard Texier Peintures et Texte. 80 p. 21/27. 2007. ISBN 978.2.86853.499.6 25,00 Euros |
||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||
|
Ouvrage hors distribution Sodis, à commander directement chez l'éditeur. |
||||||||||||||||||||
| « Il voit la vie partout. Dans le nuage qui balance au-dessus du ponton, dans lalgue brune qui dodeline à la surface de leau, dans les baraques de ciment qui sétiolent aux rives de lestran, dans chacun de ces objets qui lui sautent aux mains morceaux de bois vérolés par lamour vicieux du temps, coquillages, cailloux, cordages étiolés dont les pendus ne veulent plus -dans le train train des marées. En vous aussi il voit la vie, pour peu que vous vous relâchiez, pour peu que votre regard se fasse vague, que vos lèvres sentrouvrent au forcing des embruns, en bon chasseur, il la voit, et méfiez-vous, il pourrait bien la réveiller. » Cet ouvrage publié à loccasion dune exposition organisée par la ville de Saint Gaudens, présente 34 uvres récentes de Richard Texier réalisées davril à septembre 2007.
|
||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||
|
« Chaque toile est semblable au vaste filet carré qui patiente, suspendu aux câbles du ponton. De temps à autre, le peintre le plonge dans le lait de lestran, et lorsquil le remonte on voit au fond scintiller une poussière dastres : des poissons, dirait-on, ou plutôt un tableau. Peindre, ce nest pas autre chose, plonger un rectangle vide dans linconnu qui bouillonne, et le remonter tout vibrant de couleurs et de formes. La peinture est la variante mentale de la pêche au carrelet. »
|
||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||
| « Il peint, et nous parlons, à moins que ce soit le contraire. Nous : ceux qui passent, ceux qui sont là sans être là, ceux qui ont apporté un livre ou une image ou un poème ou un silence. Peut-être sans le savoir fournissons-nous au peintre la matière et la couleur dont il avait besoin. Peut-être la peinture ne lui vient-elle pas de lintérieur, en un jaillissement dinstinct, peut-être va-t-il la puiser alentour, en nous qui sait, peut-être son allure de géant débonnaire cache-t-elle une sorte dogre aVamé, prêt à semparer de toute trace de vie. Ce serait une belle fin, pour nous qui ne savons que faire de tant de couleurs et de formes, nous que la beauté encombre. » |
||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||