Parution Novembre 2007

* André Marfaing est né le 11 décembre 1925 à Toulouse où il demeure jusqu’en 1949. Après une licence de droit, il décide d’être peintre et vient alors s’installer en région parisienne. De nombreuses et importantes rencontres ponctuent les années 50 ( Borès, Bissière, Estève, Manessier, Schneider, Soulages… ) et le mènent de la figuration à la non figuration. Très vite, Marfaing franchit le pas de l’abstraction – en 1953 – et en octobre 1956, il signe un contrat avec la galerie Claude Bernard à Paris où a lieu, en mai 1958, sa première exposition personnelle (critique de Michel Ragon dans Cimaise).
Il réalise ses premières gravures en 1959. Il obtient, cette année-là, le prix Lissone de la Jeune Peinture et représente la France à la Biennale de Venise trois ans plus tard aux côtés de Manessier, PoliakoV Messagier et Guitet.
En 1964, Marfaing rejoint Bitran, Corneille, Doucet, Gillet, Lindström et Tabuchi parmi les peintres défendus par Jean Pollak à la galerie Ariel. Peignant d’abord à l’huile, Marfaing adopte en 1971 la technique de l’acrylique (peintures sur papier, liant vinylique).
Il expose dès lors régulièrement peinture, lavis et gravure en France et à l’étranger. Son œuvre est présente dans de multiples collections publiques.
André Marfaing meurt à Paris le 30 mars 1987.

Collectif
André Marfaing

Peintures et Textes d'Edmond Jabès, Alain Mousseigne et Michel Dieuzaide.
64 p. 21/27.
2007. ISBN 978.2.86853.486.6
20,00 Euros


Ouvrage hors distribution Sodis, à commander directement chez l'éditeur.


« En 1974, pour l’anniversaire commun de leurs amis Gillet et Pollack, Olivier Debré, Bengt Lindström et André Marfaing décident de réaliser une toile peinte à six mains.
C’est au prétexte de cette aventure entre amis que s’articule l’exposition du Musée de Toulouse consacré à André Marfaing pour les vingt ans de sa disparition.
Débutée à Toulouse, sa carrière s’est déroulée à Paris autour des galeries Ariel, Claude Bernard et Clivages.
Au long d’une vie entièrement consacrée à la peinture, cet artiste n’a jamais cherché autre chose qu’une expression hors des courants, pour aYrmer avec rigueur et opiniâtreté une identité toute personnelle.

Cet ouvrage rassemble une sélection d’œuvres de 1969 à 1986. Il est accompagné de textes d’Edmond Jabès, Alain Mousseigne et Michel Dieuzaide.

 

« D'emblée, le regard est conduit à faire front ! Il faut s’opposer à la toile. De face. Puis commencer à aller vers elle, dans cette volonté humble de vouloir l’apprivoiser. Assimiler ce blanc et ce noir, afin de se laisser conduire entre, au seuil de ce qu’en cette fracture, parfois en cette faille si mince, la peinture aurait à nous dire.
Entre, se perçoit l’imminence d’une révélation essentielle qu’Edmond Jabès a formulée en ces mots : « Cela est clair, la lumière est derrière ! » Comme celle qui sourd des vitraux en albâtre, dans l’ombre absidiale des chapelles romanes…
C’est un fait ! La lumière n’est pas dans la toile. Elle est derrière. Le poète a raison. Pourtant, à mesure que j’applique mon regard sur cette œuvre, j’ai la sensation que le peintre, lui, sait quelque chose de la lumière. Car dans ce lent chemin vers l’aboutissement de la toile, il a bien fallu à un moment la percevoir, et s’en faire une alliée. Le rôle de l’artiste consistant alors à restituer sa présence, pour nous en révéler l’éclat, sans bavardages. »

Michel Dieuzaide