|
Parution Mars
|
||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||
| Marie-Claire Bancquart Rituel d'emportement Poèmes 1969-2001. Coll. Les Analectes 336 p. 16,5/24. Mars 2002. ISBN 2.86853.348.5 25 Euros |
||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||
|
Si je peux discerner quelque évolution au cours de ces trente années, c'est que je me suis de plus en plus tournée vers cette relation, plus révoltée au départ par la hantise de la mort, plus occupée de mon propre corps; et, par la suite, plus ouverte à la terre. Les mots nous travaillent, autant que nous les travaillons. C'est eux qui m'ont donné un « lieu-dit », des « contrées du corps natal ». Eux qui ont ouvert le chemin vers une espèce de sérénité personnelle plus grande, quoique toujours exposée à l'incertitude, et aussi vers une attention plus anxieuse pour le train du monde comme il va. Eux qui, plus haletants naguère, ont pris une continuité, peut-être une oralité plus grande.
|
||||||||||||||||||
|
Au corps
Hommes : le malheur leur pèse au corps. Sous les vêtements on ne le voit pas, si près, si mince. Ils ne portent même plus les chapeaux qui les surmontaient d'ailes un peu rognées. Les morts leur tirent mieux les pieds, à travers le goudron des villes. |
||||||||||||||||||
|
Furtives
Quand vous vous éveillez en lucidité de l'obscur
|
||||||||||||||||||