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Parution Juin 2005
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| Monique Tello & Antoine Émaz Obstinément peindre Peintures et Texte. Suivi dun entretien avec Jean-Luc Terradillos (Revue Actualités Poitou-Charentes) 64 p. 21/27. 2005. ISBN 2.86853.432.5 22,00 Euros Publié avec le concours de la DRAC Poitou-Charentes |
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| Tirage de tête : 30 ex. numérotés, accompagnés d'une gravure originale signée par l'artiste. 100,00 euros |
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| Cette peinture est moins à penser qu'à recevoir dans l'il; un accueil d'il, voilà ce qu'elle demande. Quant à ce qu'elle donne, c'est une distorsion de l'espace interne et une remise en question de voir. Or, de manière urgente, on a besoin de cette interpellation par un art non arrêté sur un produit reconnaissable, vendable, préfabriqué, correspondant sans failles aux goûts et attentes. Cette uvre présente un nulle part de l'il : regardons. (...) Cette uvre tient, retient par sa cohérence constante. Voilà ce qu'on peut demander à un artiste : ne pas plier. Résister dans son ordre : un travail d'il et de main, une avancée lente, au plus près, contre le vent dominant. J'aime dans cette uvre, non seulement le plaisir de l'il qu'elle propose, mais qu'elle impose et donne à voir le travail du peintre, acharné, pour nous donner au bout un espace autre. Antoine Émaz |
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« Cette peinture ne va pas vers le rien : elle ne sert pas le nihilisme ou le dégoût ambiant sur un plateau d'argent. Reste enraciné en elle un appel, un désir de beauté. Voilà bien ce qui nous amène à voir eoncore des toiles peintes, comme si l'on pouvait, face à elles, affronter un peu mieux le trop peu de ciel dans la réalité de nos vies. L'artiste, et le travail de Monique Tello le montre, n'est pas celui qui nous offre un leurre temporaire, une tour d'ivoire ou un pessimisme bon teint vendable; il est celui qui indique qu'il reste de la beauté, et un peu plus d'air possible dans notre quotidien muré et fissuré à la fois. »
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| « Les limites de la peinture n'existent pas plus que celles de la langue. Par contre, chaque créateur travaille ses propres limites, ou bien n'est rien. On ne peut demander au poète que l'excès, le reste reste au reste , disait Reverdy. Ce qui me touche dans le trajet de Monique Tello, c'est bien cet inlassable travail pou pousser plus loin son ciel. » |
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| Exposition Monique Tello jusqu'au 18 juin, Galerie Louise-Michel, 86000 Poitiers, puis au Cloître des Dames Blanches , rue Saint Michel La Rochelle (17000), du 8 juillet au 13 août. Exposition également au Musée Faure, 10 Boulevard des Côtes Aix les Bains du 14 octobre au 12 décembre 2005. |
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