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Parution Juin 2001
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| Pascal Commère La grand'soif d'André Frénaud Salutation. 120 p. 14/19. 2001. ISBN 2.86853.331.0 13,50 Euros |
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Je relis André Frénaud. Assurément, il coule beaucoup de vin dans ces pages. Notamment dans les trois premiers livres (Il n'y a pas de paradis, Les Rois mages, La Sainte Face) où il affleure dans maints poèmes, tenu dans l'ombre de la voix, prêt à faire irruption, à épouser la chair des mots... Profitant à moins qu'il ne le génère, comme s'il s'agissait d'un autoportrait en creux d'un étrange dédoublement, avec la présence de l'Autre (Il) dans le miroir. Cet autre à qui s'adressent au soir les ivrognes, en leur grande solitude, amusant en même temps qu'apeurant les enfants, attirés par cette déroute de propos à bâtons rompus avec le vide. Que saura-t-on de lui, sinon qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau au poète ? Qui plus est :
Il mâche avec mes dents. Il boit plus que ma part. |
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André Frénaud nous a quittés en 1993, le jour de l'été... Poète d'une envergure rare (assurément l'un des grands de ce siècle, dont il épouse presque les dates : 1907-1993), il ne s'exprima que peu en prose. Naturellement, sa voix (dont l'authentique accent traînait les « r » de sa Saône-et-Loire natale), en même temps qu'un timbre et un lyrisme reconnaissable entre tous, se coula dans le poème seule demeure. Au petit cimetière de Bussy-le-Grand où il repose, une pierre porte ces mots : |
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