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Parution Juillet 2005
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| Marc Blanchet Jean-Gilles Badaire, dans cette rigueur en désordre Essai, avec 30 reproductions en couleurs des uvres de Jean-Gilles Badaire. 2005. 72 p. 16,5/24. ISBN 2.86853.437.6 23,00 Euros |
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| Tirage de tête : 30 ex. numérotés, accompagnés d'une peinture originale signée par l'artiste. 180,00 euros |
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| Je crois que Jean-Gilles Badaire parle dans ses toiles. Qu'il nous raconte le secret d'une création. En mettant en scène l'enfance et ses craintes, la vie et ses douleurs. Dans l'espace d'une noirceur qui ne veut pas être le fruit du néant. Que de mort en crime, de sexe en abîme, il nous attire vers la vie. Et que vivre, c'est encore et toujours voir. Comme l'alchimiste, même ignorant, se doit de le faire, le peintre sauve notre regard de la cécité en ressuscitant un art de la déflagration. | ||||||||||||||||||||
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« Monde sauvage, paysan, traversé de visages opaques, de fièvres, découlements. Monde où les nuits saccouplent, en inceste et carnage. Puis, soudain, un visage décrivain, des linges comme des tuniques de saintes. Des bols pour la soif. Des demeures pour le repos. Des toits. Des voûtes. Aussi vrai que larchitecture des hommes doit désormais tout au passé puisque le naturel des maisons a vu son règne renversé par le factice et des transparences trompeuses, une mélancolie nous envahit traversant les pages dun carnet ou sinsinuant dans la toile.
Mélange de sacré et de profane. Vertus dIsis qui laissa place à la Vierge dans les cryptes, mais nabandonne pas sa nature de terre noire friable que le peintre retrouve dans lérection du pinceau. Monde où mâle et femelle saffrontent et se pénètrent. Où le visage accepte ses métamorphoses. Comme ses masques. Ces apparitions sont magiques : elles sétablissent sur la perspective secrète des couleurs, un équilibre mystérieux où la forme révèle un usage nouveau du monde, où le combat des lignes invite à une cérémonie hors de toute rationalité, de toute parole.» |
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| « Le peintre Badaire est éconduit par ses propres formes. Chassé du repos par des métamorphoses qui ne l'apaisent jamais, puisqu'elles mêmes, comme extérieures à cette tâche, ne connaissent pas d'arrêt, veulent s'engendrer les unes les autres, obéir avec une humilité que n'égale que la grandeur d'une quête, à d'autres mutations, d'autres visages.» |
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