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Parution Janvier 2004
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| Marie Huot Absenta Poèmes Janvier 2004, 96 p., 14/19 cm 14,00 Euros. ISBN 2.86853.391.4 |
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| Par la voix de ma sur, par sa bouche et par sa langue. La mienne, celle de ma mère et de sa mère encore : lhistoire. De nous toutes qui navions pas de jambes. « Oh ! elles nont pas de jambes, pas de secret sous la robe ! » Mais si belle la voix passante de la petite amie. Je voulais rejoindre le château éclairé et lhomme très jeune sur le beau parquet au milieu des bals. Celui que la tempête Jai donné ma langue pour un sexe et un amour. Et, si belle, ma voix qui montait, trémière au-dessus de leau. Se pouvait-il que muette, je lui fus autre quune jolie bête de compagnie ? Moi qui fus poisson moi qui fus poisson et si belle ma voix. Cette folle vérité et le silence en signe lisible sur le visage que je portais en devant de moi, il n'a pas Petite sirène |
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| et là tout de suite qu'un enfant sorte de moi en miaulant. Un autre, un autre encore dans cette messe sauvage où tout le corps est consommé. Et que toujours des enfants viennent. Écoutez-moi, je pleure et je sais que dans l'air qui déplie leurs poumons il y a déjà les grands souffles du large. De ceux qui gonflent les voiles des navires. Petits garçons innocents venus des grands sommeils, bénis par les femmes de ventre à ventre, le temps d'une jubilation et bientôt vous partirez à une vitesse folle commes des renards enflammés dans les champs de blé mûr Petits garçons, mes fils, combien de jours à tenir entre mes mains l'indicible grâce de vos gestes ? Vers quel ? et toujours ? Anna Alvarez |
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