|
Parution Avril 2006
|
|||||||||||||
|
|
|||||||||||||
![]() |
|||||||||||||
| Marc Quaghebeur Clairs obscurs Petites proses. Collection Lettres du Cabardès animée par Jean-Claude Pirotte Avril 2006, 96 p., 14/19 cm 14,00 Euros. ISBN 2.86853.456.2 |
|||||||||||||
|
|
|||||||||||||
| Cest une histoire très secrète que raconte ce livre. Elle est éclairée de visions fugitives, de scène denluminures, parsemées dans les grandes ombres du Temps. Les images défilent, entre le trivial et le sublime, le sordide et limmémorial, comme des inscriptions rupestres dont le mystère et lévidence nous retiennent et nous échappent. Lauteur nous invite à déchiffrer une partition de signes syncopés dont le rythme est celui du sang, entre « lémerveillement et la blessure. |
|||||||||||||
| La fête-dieu Aucun souffle. Laoût. La torpeur avait plombé le jour. Hommes et bêtes se terrent. Le hameau prend le chemin dun domaine remis à neuf. Nétait le fils qui sen vient tard. Et sans la bru. Silencieux, il entre, défie le père, labat. La mère ne verse pas de larmes. Elle abaisse son beau visage vers le cadavre et lance : « Jamais je ne te pardonnerai davoir fait de mon fils un assassin ». Elle prend un verre. Les vieilles rappelèrent ladage. Le présage. La Cloche Sous les solives, tel un iris, il la aimée. Ils prennent les chemins dun pays où les écluses semblent attendre des nefs que seule leur restituera la brume. Chaque escale leur est voyage aux barges de leurs histoires respectives. Au large de leurs corps, de leurs blessures. Elle lui propose dunir leurs vies. Nouée sa réponse fuse. Elle vient dune obscure zone défensive. Dune incurable volonté. Peu après, il retrouve la clef de la dernière chambre quils ont occupée. Un bourdon de bois lalourdit. Sa compagne descend dune lignée dhôteliers. De cet emblème, ils avaient fait leur enseigne. |
|||||||||||||