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Parution Avril 2009
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| Michel Dieuzaide Quand la lumière tient la plume Photographies. 128 p. 21/27. 2009. ISBN 978.2.86853.520.7 30,00 Euros |
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| Tirage de tête : 30 ex. numérotés, accompagnés d'une photographie originale signée par l'artiste 130,00 euros en souscription jusqu'au 31 juillet 2009. |
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| « Il est parfaitement concevable que la spendeur de la vie se tienne prête à côté de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu'elle soit voilée, enfouies dans les profondeurs, invisible, lointaine. Elle est pourtant là, ni hostile, ni malveillante, ni sourde; qu'on l'invoque par le mot juste, par son nom juste, et elle vient. C'est là l'essence de la magie, qui ne crée pas mais invoque.» Franz Kafka, Lettre à Milena Photographe et réalisateur de cinéma, Michel Dieuzaide rassemble dans ce livre une sélection de photographies faites au cours de ses voyages proches ou lointains. À ce regard sensible sur le réel, l'auteur a joint quelques phrases essentielles de ses écrivains favoris, sans doute pour cerner davantage la vision très personnelle qu'il porte sur le monde qui fut et, en dépit de tout, reste le sien. |
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| Dans ma vie je nai pas travaillé . Ou du moins assez peu, et pas dans le sens où on lentend. Car je me suis toujours voué uniquement à ce que javais envie dentreprendre. Jai parcouru les territoires où me portaient mes envies, en cultivant avec avidité les richesses enfouies dans les marges. Au milieu des autres, je me suis souvent senti un peu comme en italiques. Ni en dessous, ni au-dessus, juste à côté. Jai donc tenté dhabiter mon existence dans une solitude ouverte. Ce besoin décart ne va pas sans la recherche dun assentiment avec le silence,d une sorte de pacte avec le retrait. |
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| Jai voyagé, mais comme un pèlerin sans église. Jai lu beaucoup de livres, écouté de sublimes concerts, et vu un peu partout de magnifiques expositions. Ces moments consacrés à nourrir lesprit et à aiguiser la sensibilité, je les ai considérés comme mon travail. Sans jamais avoir rallié un clan, jai tenté de préserver ma liberté, en gardant étroit et dense le lien avec les amis choisis. Dans laisance de lamitié nous continuons joyeusement de partager les nourritures terrestres, autant que celles de lesprit. Le plaisir na par exemple jamais faibli, de discourir vivement, en faisant durer un verre dArmagnac, qui toujours restera pour moi la meilleure eau de vie au monde. Compagnon dEpicure, il mest arrivé de me définir comme un libertin un peu austère. |
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| Mais que d'heures s'écoulent, où lisant, écrivant, rêvant, aucune illusion n'adoucit mon amère sérénité. Ensuite regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des choses. Charles de Gaulle, Mémoires de guerre |
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