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| Alain Lance Temps criblé Poèmes 1962-1999 Mai 2000. 144 p., 16,5 /24 cm. 14,50 Euros Coll. Les analectes ( Coédition Obsidiane & Le temps quil fait ) ISBN 2.86853.323.X |
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* Né en décembre 1939 près de Rouen, Alain Lance passa sa prime enfance dans Paris occupé, avec retours fréquents en Normandie. Commence à écrire en 1956 à Tübingen, rencontre peu après Philippe Soupault, puis les animateurs de la revue Action poétique. Longs séjours en Iran et à Berlin-Est. Traducteur de lallemand ( Volker Braun, Christa Wolf... ). Vit actuellement à Paris, où il dirige la Maison des Écrivains.
Il a publié : |
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| Temps criblé apparaît dans un bref poème en prose de celui qui propose lanthologie ainsi intitulée. Et ce participe passé, qui évoque aussi bien le sens de « passé au tamis » que celui de « transpercé, accablé dune quantité de maux », mettra sans doute en évidence, dans cet ensemble, quelque chose comme des impacts, des traces dune certaine guerre, la seconde mondiale qui, même si elle ne fut vécue que dans la conscience diffuse de ses toutes premières années, a marqué lauteur de son fracas et de son angoisse. Et laissé chez lui la nécessité de conjurer, par le jeu des mots, ce fracas, cette angoisse. Parmi dautres, un poème des années quatre-vingt renvoie à cette expérience enfouie : Parfois des choses Ce livre présente, parmi environ trois cents poèmes publiés, un choix établi chronologiquement à partir de Les gens perdus deviennent fragiles |
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« En songeant à cette période du début des années soixante nous sortions de la désastreuse guerre dAlgérie , je me souviens quà lexception de quelques auteurs comme Max Jacob et Henri Michaux (dont les réussites rendent dailleurs vaines, me semble-t-il, les discussions sur la légitimité du poème en prose), presque tous mes poètes de chevet sont alors des étrangers. Je lis, en traduction française bien sûr, Vitezslav Nezval, Attila Jozsef, Ilarie Voronca, Nazim Hikmet. Et, de plus en plus, les Allemands, Brecht surtout. Je rencontre Volker Braun en 1964 et commence à le traduire. Je souligne limportance quont eu, quont toujours pour moi cette amitié et la familiarité peu à peu acquise avec sa langue, sa poétique. Le détour par létranger et lexercice de la traduction resteront dès lors une donnée constante de ma vie et de mon écriture. Plus tard, dautres horizons prolongent cette expérience de léloignement, sans désir / De la parenthèse. Ainsi cest dans la distance dun séjour de deux ans en Iran, marqué par la découverte de la poésie persane, que je renoue aussi avec la famille poétique française en lisant intensément Reverdy, Desnos, Queneau, Guillevic, Frénaud, Bonnefoy et, un peu plus tard, mais avec une prédi-lection secrète qui ne sest jamais démentie, Jean Follain. On dit que Vallejo se serait exclamé un jour : Je suis parti pour lEurope et jai appris à connaître le Pérou. » |
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