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Parution Février 2007
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| Stephen Romer Tribut Poèmes traduits de l'anglais par Gilles Ortlieb, Valérie Rouzeau et Paul de Roux. Préface de valérie Rouzeau. Février 2007, 144 p., 14/19 cm 18,00 Euros. ISBN 978.2.86853.473.6 Code Sodis : 720169.3 |
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| Rare dans tous les sens du terme ( un ton unique, immédiatement perceptible comme tel, et seulement trois minces recueils publiés en vingt ans ), la poésie de Stephen Romer ne ressemble quà elle-même. Ici la pensée vibre, lémotion réfléchit ; lidée vagabonde, le songe se cultive. Ces pages sont en outre autant dhommages rendus, le « tribut » payé aux « maîtres » par un « disciple » en quête de son refuge métaphysique. Ainsi Romer saffranchit-il de leurs leçons et sa poésie devient pour ainsi dire une affaire sacrée ( lironie de lartiste nous souffle quil sagit tout autant dune « sacrée affaire » ! ), quelque chose de religieux mais hors églises et dogmes, une quête dabsolu qui ne sillusionne pas. Son premier livre publié en France est traduit par trois piliers de notre catalogue où ils laccueillent comme un frère. |
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Les choses d'en haut
Je voudrais pouvoir, comme Søren Kierkegaard, être absolu et laisser son visage séloigner jusquà ce quil soit une île dans leau quil nommait souvenir. Rien dimpur ne pouvait atteindre limage éternelle quil avait de Régine. Lamour inaltérable se trouve seulement dans le souvenir loin du désir ardent dêtre avec elle tout le temps. Il laissait une bougie allumée dans chaque chambre, un manuscrit inachevé sur chaque bureau. Jaurai besoin de tout son courage si je veux m'atteler au sublime; avec son seul visage pour point de départ. |
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La confiance
Isolé dans ce pays étranger, privé de langue, pourquoi et comment je suis là je ne saurais le dire ; la pièce est nue et sans tapis et je ne suis personne. Et très loin de ce à quoi je nai plus pensé depuis si longtemps, lamour sûr, absolu qui me portait enfant, quand, à la fin du trimestre je retrouvais ma chambre, le coin du feu, mon pyjama sur la chaise. Une fois bordé, la dernière chose que jentendais était le ronflement de la chaudière qui se mettait en route La confiance nest pas moins vraie que la peur, qui en vient à ressembler à une seconde nature et pourtant ne lest pas ; pas plus quon ne se défait, car la vie est continue et ne fait quun avec lenfant quon a été et quon peut redevenir. |
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