Tirage de tête



* Né en Belgique en 1956, Michel Castermans est passionné de voyage et de photographie. Ce sont ses contacts avec d’autres photographes, amateurs et professionnels, qui l’ont encouragé à montrer ses propres images. Cet ouvrage est son premier travail publié.
* Joël Vernet est né en 1954. C’est en 1975 qu’il découvre l’Afrique occidentale, en particulier le nord malien dont il ne reviendra jamais tout à fait. Il est l’auteur, un peu malgré lui, d’une vingtaine d’ouvrages brefs et inclassables, publiés chez Lettres vives, Fata Morgana, L’Escampette, Cadex, La Part des Anges. Il collabore avec des peintres, en particulier Jean-Gilles Badaire, et des photographes : Bernard Plossu, Pierre Verger, Julie Ganzin… Et vit dans un petit village, au sud de Lyon.

 

Michel Castermans & Joël Vernet
La montagne dans le dos

Impressions du Pays dogon. Photographies et texte. Préface de Bernard Plossu.
96 p. 15,5/21. 2005. ISBN 2.86853.438.4 110,00 Euros
30 ex. numérotés contenant une photographie originale signée par l'auteur.

« Ça faisait longtemps que j’avais été frappé par la similitude des coiffes de danse des indiens Hopis de l’Arizona avec celles des Dogons du Mali…
D’ailleurs j’étais reparti vivre dans l’Ouest américain, celui des Indiens, dans les années 70, pour continuer mes voyages africains au Sahel, comprendre les similitudes entre Apaches et Touaregs, Navajos et Bororos, par exemple : séparés par des kilomètres d’océan et de terres, on retrouve chez « les gens du désert » souvent des tas de points communs, nécessairement ! tant culturels, musique, danse, pensée mystique, que pratiques, mêmes plantes, même climat, etc…
Michel Castermans part avec juste un Minolta Hi matic pas neuf du tout, de 1966 ! Il va marcher au Mali, justement, là où était allé Joël Vernet. Et il y marche, avec des amis, guidé dans la région de Bandiagara, chez les Dogons. Dans leur pays. Avec son vieil appareil, et quelques films noir et blanc, rien de « professionnel », ou de « spectaculaire », pas de photos inouïes super-cartes postales du désert comme on en voit dans tant de livres trop beaux !… Il passe par des villages, Élé, Sania Dogon, Kani Bonzon, Teli, Ende, Beni matou… Des gosses partout, qui jouent avec tout ce qu’ils trouvent ; des habitants, des portes en bois devant les maisons en pisé, le même pisé que chez les Indiens Pueblos de l’Ouest américain ! Il prend des photos en passant, comme ça… Pas de téléobjectif, il regarde sans piquer. Il voit des images, des moments, de la poussière, des cris… »
(…)
Bernard Plossu
Photographie contenue dans le tirage de tête