
«À peine des pas, entendus après leur retour, lequel se fit au sombre du matin. Parfois on écrase bois morts et broussaille, on ne prend aucune précaution, ils mesurent cela un moment, puis cest passé. Mais le piétinement atténué qui tourne, ici, là, de plusieurs peut-être, et ne séloigne pas, les met encore aux aguets. Bruit de serpe qui tranche la broussaille, les tiges grognent sur le coupant, les racines vibrent. Chaque entrée secrète va paraître. On y frappe, ah ils y sont déjà ! Lourd bruit mat. Ainsi perçoivent-ils, sans doute, celui dune grosse pierre jetée dans la terre molle. Ils savent maintenant lattaque, noublient pas, dans leur sang, combien de mères ont dû sacrifier un de leurs petits pour tenter de sauver les autres.
Même pas jour quil était, dans le taillis encore moins. Ne faites pas tomber les outils a dit le garde. A fallu se baisser, tous les dos sur la pente, pour lâcher pioches, pelles, fourche, serpe, sermiaud. Un cliquetis tout de même, doucement doucement disait la main. Je me doute que de lintérieur ça sentend malgré le crépuscule humide, moitié brumeux, qui étouffe. Lui, enfin le propriétaire, soccupait de ses chiens, les attachait un à un dans le fond, avec muselière, pas quils gueulent. Encore il a pris soin de regarder doù venait lair, que ça ne mène pas lodeur de chiens jusquau dedans. À la serpe, Marcel coupe ras les ronces autour des creux. Amenez des pierres qua dit le garde. Dès que les cinq portes sont bloquées, les voilà lui et le garde, agenouillés devant lentrée principale. »