Épitomé
Lectures. 160 p. 12 /19.
1993. ISBN 2.86853.174.1
— 15,00 Euros
Faisant suite à celles de Scholies, ce second Abécédaire de 52 notes moderne — de Martial ou Khayyam à Laclos, Leopardi, de Quincey jusqu'à Duvert, Meister ou Sollers — insiste sur la liberté qualitative d'écriture (chez Kubin, Hudson, Szentkuthy) opposée au Commerce traditionnel et pseudo-littéraire de tous Pompiers actuels, les néo-Bérangers qui encombrent la Scène.



 D

G. DELEUZE

Nietzsche

(PUF)

« Dieu est mort (1900) — à considérer la face, créée à son image, des Charbonniers de la foi qui ont récemment “rencontré” ou “trahi” son fantôme, on n'a guère envie de le connaître ! — à l'orée du siècle : aussi bien Rilke dans son “Journal florentin” (1898) le ressentait “Tant que ce Dieu-ci vivra, nous resterons des enfants, des mineurs. Il faut l'autoriser à mourir”, et les nouvelles prophéties se sont accomplies, Tout est permis, le Temps des Assassins, il a même été enterré à Auschwitz, où il a abandonné son peuple, comme il avait jadis “abandonné” son fils douteux. Alors l'homme esclave s'est retrouvé seul et orphelin, et ce fut le commencement de sa propre fin, incapable de transmuer les valeurs caduques; quand naquit ainsi l'homme ultime dans le Nihilisme contemporain, le Grand Tout agonisant, comme jadis Pan disparu, au bénéfice du Rien mécanicien de Newton-Einstein.
Puis, après quelques résurgences de moribond en milieu de siècle, l'homme en tant que concept est mort à son tour, ce qu'avaient prévu Joyce et Miller, ce qu'ont vérifié Beckett, Cioran {...} »