Quand je me deux
Poèmes. 112 p. 14 /19.
2009. ISBN 978. 2.86853.527.6
— 16,00 Euros
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La route du berceau à la tombe offre quelques méchants cailloux
Des blessants cailloux par milliers
Qui n’oublient nos petits souliers
De la poussette au tumulus du joli lange au cumulus
De la laine du mouton au marbre au dernier souffle évaporé
Nous ne savons pas ce que c’est.
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Notre amitié même sous la pluie battante tu marches encore
Tu ne connais pas jamais
Tu ne sais pas toujours
Tu ne pleures pas tu as une poussière dans l'œil
Comme si le bel aujourd'hui —

Comme si des dames du haut de la montagne regardaient
Le bel aujourd'hui où tout se mélange
Parfums et couleurs dans la grande musique la petite chanson
Il y a des arêtes dans tous les vrais poissons
N'empêche l'oiseau de chanter au bout du pied de l'homme heureux tant qu'il peut

Notre amitié tu as une grenouille invisible sur la tête
Tu ne fais pas ton âge
Tu arrives un chien mouillé dans les bras un chat rayé dans la gorge
Ta plus longue écharpe traverse l'hiver avec la gelée royale mais les abeilles sont menacées et les baleines et les ours blancs
Tu ne mens pas tu respires
Tu as des talents d'éléphant

Notre amitié tu bats la mesure et les œufs en neige
Tu es grande et sérieuse comme une enfant de sept ans mais tu as beaucoup plus
Tu as une grenouille invincible sur la tête
Et raison tu ne fais pas ton âge
Dans tous les vrais poissons il y a des arêtes
Comme une poussière dans l'œil comme un nuage qui nage
Le temps brasse papillonne vole aussi bien
Peines joies vont viennent et tourbillonnent

Notre amitié tu perséphones.