Richard Texier ou le droit d'épave
Avec 22 reproductions couleurs et 115 en noir d'œuvres de Richard Texier.
72 p. 16,5/24. 1989. ISBN. 2.86853.075.3
— 18,50 Euros
Un jeune peintre et un jeune auteur dans un véritable dialogue, jubiant, poétique, d'un grand bonheur d'expression. Un petit livre de plaisir et de magie pour célébrer l'art de Texier qui est généreux, vigoureux, réconciliant.



« Dormant, poussant, il rappelle, si besoin est, qu'il n'y a pas de commencement, pas de blessure, excepté celle-là, ouverte en la mémoire, qui rend l'encre si symphatique et livre sous les mots tant d'œuvres vives..»

« Le peintre a choisi un terrain, marais ou plages, quelques mètres carrés ou plusieurs hectares, à écumer, il a ramassé les souches, branches, brindilles qu'il présente, recueilli les signes qu'il recèle, il a élu un lieu où étaler son butin, le disposer, selon un ordre, un rituel que connaît bien l'écrivain qui arrange les mots sur la page. »

« Il travaille le terrain, il lui imprime sa violence, il l'accouche. »

« Vertige : moins la blancheur qui menace la voix, qui mine la phrase, que le vide qui gronde sous les mots, l'abîmequ'ils ouvrent en la plage. »

« Algues flottant en chevelure, duvet dans le fouillis des branches, et, soudain, têtard en rupture de conche — nain grimpant au géant, posant Ossa sur Pélion, et, toujours selon l'imagerie hugolienne, titan foudroyé — , bois calciné, toile d'araignée.