D'un pays pâle et sombre
Autres salutations. 176 p. 14/19.
2004. ISBN 2.86853.400.7
— 17,00 Euros
« C'est entendu, il y a ceux qui écrivent des livres et ceux qui écrivent tout court. Les uns savent où ils vont ; les autres ne le savent pas, ne le sauront jamais. » Huit lectures de Commère, de Chessex à Wellens, en passant par Pirotte, Roud et Trassard...



« Au demeurant, on n’écrit pas comme on joue aux dames ou au rami-pocker — encore que… Comme on prend l’apéro sur une place de village un soir sur les platanes. On n’écrit pas pour passer le temps. D’autant que subitement, du temps on en a trop… Un homme se barre, ou si vous préférez il se casse — d’ailleurs il est cassé, un peu —, il met les voiles — et le mot voile dit assez à lui seul les bitures de grand vent… Disons qu’il déménage — mais sans affréteur, sans rien au dos qu’une besace vagabonde. Il chausse ses pataugas, direction la Grande-Ourse. C’est-à-dire la province. Française s’il vous plaît, qui commence par l’Ardenne — ô Rimbe, toi aussi tu déménageas, à croire que la région veut ça… Par l’Ardenne disais-je, avant de poursuivre par la Marne, dont on ne pressent pas d’emblée les bulles, puis la Haute-Marne, pays d’Arland et de forêts, " département innocent " selon Pirotte, maïs et prés pelés sous des laitières hagardes, et dont il fallait bien un voyou comme le poète de Namur pour la faire entrer en littérature. et c'est la Bourgogne, en notre Côte dotée. Laquelle commence grosso modo à Marsannay. »