Les commis
Poèmes. 64 p. 14 /19.
2007. ISBN. 978.2.86853.489.7
— 12,00 Euros
La mort leur a légué du trèfle, des luzernes, l’usage à l’église d’un banc où ils ne s’assoient pas. Le sourcil bas l’œil noir comme une grange, un droit sur les filles des commis qui sont joueuses et le cachent bien. Leurs mères l’étaient aussi sont en noir, se disputent quand le soleil descend au fond des cours la confiance brutale des maquignons.



« Ils sont derrière leur peau, ramassent des pierres tout le jour ils en font des tas. Ils ne se parlent pas s’en veulent si peu. Ce ne sont jamais des chasseurs de nuisibles, seuls ceux qui suivent les vipères ont droit à la reconnaissance. Une vie presque une vie ainsi leur peau ne se réveille pas.


Ils ne répondent pas toujours, sont en conflit le soir avec leurs mains. Une voix les appelle ils ne se lèvent pas, ils ont entendu pourtant leurs paupières bougent. C’est ainsi quelquefois ils sont au fond d’eux-mêmes. La voix n’ira pas les chercher, ils font un somme dans les collines. Ç’a été jour de vent, les orges ont versé. Dans la cuisine la soupe creuse les assiettes. Une ombre soudain s’est levée, la cour est basse, une main la relève elle a la chambrière.»