«Les villes grecques sont laides, bruyantes, poussièreuses, anarchiques : ainsi s'exprime le dynamisme de ce peuple. À part, comme des réserves séparées de la vie, les sites archéologiques et les paysages, d'une rudesse, d'une force qui ne sont pas celles de la France, plus mesurée. L'architecture est ici d'autant plus impressionnante qu'elle s'inscrit dans un paysage naturel lui-même plein de grandeur, lui-même préexistant au mythe, riche déjà par son impressionnante beauté, d'Histoires...
Les cartes postales et les caméras des visiteurs n'enregistrent et ne célèbrent bien sûr que les ruines antiques. Je me souviens de la photo d'un très ancien temple Shogun à Kyoto où le photographe n'était pas parvenu à l'isoler des HLM qui le cernaient. Notre monde moderne est fait de cette double réalité : des îlots de création ancienne Dafni, le long de l'autoroute d'Eleusis et cet environnement de réclames, de pompes à essence, de vieux pneus abandonnés que, sans misérabilisme, il faut intégrer à notre vision : le hors-champ a sa beauté aussi au moins celle de l'évidence.»